Comment lui faire comprendre ?

J’ai hérité de ma famille dysfonctionnelle un regard hyper-critique sur les autres et la croyance que je détiens la solution pour toutes les situations.

C’est difficile quand on a une mère référence absolue dans des domaines aussi variés que le bon goût artistique, l’éducation des enfants, et la gestion de son temps, d’avoir une conversation qui porte sur autre chose que les commérages. C’est peut-être pour cela que les rencontres avec ma mère dérangent quelque peu ma sérénité intérieure. J’en suis à un stade où je suis déstabilisée par tout ce qu’elle me raconte sur les façons d’agir erronées (selon elle) des membres de sa famille. J’ai du mal à ne pas proposer moi aussi des solutions surtout quand elle me demande : Comment lui faire comprendre ? car j’ai longtemps été moi aussi celle qui a toujours raison.

Or, il est dit dans la formule de clôture des réunions Al-Anon :

Qu’il n’y ait pas de commérages ni de critiques. Au contraire, laissez grandir en vous un jour à la fois la compréhension, l’amour et la paix inspirés par le programme.

La page du 24 mai du livre « De l’espoir pour aujourd’hui » me rappelle que mes relations avec ma famille seront plus aimantes si je cesse de me concentrer sur les autres, si j’arrête de me laisser obséder par eux et de me lamenter sur ce qui ne va pas.
Je sais aussi, par la fréquentation de membres des fraternités anonymes que certaines personnes ne peuvent pas supporter qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire et donc que tout conseil non sollicité ne pourrait être que contre-productif.
Le seul moyen que j’ai de lui faire comprendre, c’est d’avoir une attitude aimante, de me concentrer sur moi et d’appliquer le slogan « Vivre et laisser vivre« .

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