Humilité et suceptibilité

Dans la littérature Alcooliques Anonymes, il existe un très beau texte sur l’humilité. Ce texte est l’épitaphe du Dr Bob :

L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. C’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble…

Me rappeler de mettre en pratique l’humilité m’aide dans tous les domaines de ma vie et plus particulièrement au travail.
Je me rends compte que la plupart des problèmes qui me sont arrivés étaient dus à une immense susceptibilité.
Aujourd’hui, j’essaie de ne pas me saisir d’une situation pour faire monter la mayonnaise, me faire prendre dans la spirale du ressentiment, des ressassements, je cherche à mettre les évènements dans le contexte de ce que je suis et non pas de ce que j’aurais pu être…
Je relativise, je me répète ce beau texte, je fais une courte prière du style : « Aide moi à trouver les mots dans cette situation ».
Et je m’aperçois que ce qui aurait pu tourner au conflit, au drame, à la rupture, aux litanies de reproches peut se résoudre dans la bonne humeur, la paix et la joie de vivre.

Oui, l’humilité est un refuge.

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Une quatrième étape thématique

matin
Le livre de Melody Beattie (Codependent’s guide to the 12 steps) propose comme activité autour de la quatrième étape de s’attaquer à une question qui nous préoccupe.

J’ai commencé cette étape avec d’énormes ressentiments concernant plein de personnes et institutions au travail… pour finir par découvrir que j’avais finalement de bien maigres ressentiments.

Dans cet inventaire de quatrième étape, j’ai recherché, sur la suggestion de Beattie, les situations où je me sentais coupable bien que je n’aie rien à me reprocher.

C’est mon problème actuel, je suis dans le cerveau des autres, et j’intériorise toutes leurs attentes, toutes leurs façons de penser, tous leurs reproches supposés. Je cherche encore et toujours à être parfaite… à leurs yeux…

En plus, les autres me font peur, et la peur est, avec le ressentiment, mon pire ennemi. Je ne suis pas moi-même avec ces personnes dont j’ai peur, je ne leur réponds pas correctement, je dis ce que je crois qu’ils veulent entendre, je ne sais pas m’expliquer, et si je crains tellement les reproches, c’est parce que je crains de ne pas savoir y répondre.

Enfin, j’ai un dernier problème (identifié pour aujourd’hui), j’ai peur d’être lourde, d’être à peine tolérée, de faire perdre du temps aux autres, de leur coller aux basques, d’où une attitude toujours humble et suppliante qui met certains mal à l’aise. J’ai le droit de m’imaginer que certains ont peut-être envie de ma compagnie, et que c’est leur problème, non le mien, s’ils s’ennuient, et que c’est leur responsabilité de prendre congé et de s’éloigner.