Al-Anon est pour les écorchés vifs

Tant d’êtres bourrés de revendications et de mal-être, pourraient bénéficier d’Al-Anon.

Le contact des amis qui pratiquent le programme de rétablissement en douze étapes m’a appris qu’il ne sert à rien de se répandre et d’énumérer ses malheurs et ses griefs (envers l’alcoolique, envers sa belle famille, envers la société, envers ses collègues de travail, etc…).

La réunion a ce caractère frustrant qui fait qu’on ne peut déposer sur la table qu’une partie de son fardeau, celle qui pèse le plus lourd (pour laisser aux autres la possibilité de s’exprimer aussi). Ce faisant, il faut bien passer sur les détails, aller à l’essentiel, se dire : « Est-ce si important ? ».

On peut abandonner des grands pans de ses problèmes, simplement en priant pour celui qui nous a fait du mal (une prière non directive, pas une du genre « qu’il souffre tout ce qu’il m’a fait souffrir » mais plutôt « que les souffrances qui le rendent si méchant soient soulagées »).

On a aussi le choix de se laisser obséder par une situation ou tout simplement de tourner son attention ailleurs.

Le programme, les réunions, la littérature, vont permettre un grand ménage intérieur, menant à une vie claire et lumineuse, non obscurcie par le ressentiment (comme ce ciel).

ciel-calme

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