Libre de tout ressentiment

liste-retablissementC’est par la liste de leurs ressentiments que certains AA abordent leur quatrième étape.

Une amie m’a confié que sa liste comportait 400 ressentiments. Quel fardeau en effet, et comme ça peut faire du bien de s’en alléger ! Une bonne raison de s’atteler à son inventaire personnel.

Définition du ressentiment : en vouloir à quelqu’un, ruminer ses griefs. Dans ce terme, il y a également ressentir, les émotions interviennent mais ce sont des émotions négatives, qui font du mal.

Ce nouvel an, j’ai pris la résolution de vivre libre, libre de tout ressentiment.

Bien sûr, tous ne peuvent vous plaire également et j’ai appris, grâce à Al-Anon, et à ma grande surprise, que je ne pouvais pas plaire à tout le monde.

Pourtant c’est normal, puisque moi-même, je n’aime pas tout le monde également, et je n’ai parfois pas envie de parler à des personnes qui ne m’ont pourtant rien fait de mal.

Il existe même quelques personnes dont le nom me fait sursauter, et accélère mon rythme cardiaque.

Dans mes prières à ma Puissance Supérieure, je les place mentalement dans un doux cocon et je les imagine dans les nuages, détendus et heureux.

Je suis infiniment reconnaissante de cette liberté toute nouvelle qui me rend la vie plus légère.

Le testament de Manuel M

Lorsque médecins et hommes d’église ont avoué leur impuissance, il se peut qu’ils donnent l’adresse des AA.


Ce titre fait référence à la deuxième étape du programme, à la spiritualité qu’il va bien falloir, même si on ne croit pas, mettre à la place de l’alcool.

En AA, on ne fait pas le culte de la personnalité.
Mais on éprouve beaucoup d’affection pour nos dinosaures vivants, ceux qui ont fondé le mouvement en France.
Manuel M., 50 ans d’abstinence, redit à chaque congrès le privilège d’appartenir aux Alcooliques Anonymes.

Cliquez ici pour télécharger le texte de Manuel sur le bonheur (scanné) : Le bonheur
Voici également le document retapé : Manuel_de_Paris

Ce week-end 50ème anniversaire d’Alcooliques Anonymes France


D’après la rumeur, nous serons 1500 à la réunion plénière du samedi.
Et toutes les fraternités en douze étapes auront leur stand :
Al Anon – Narcotiques Anonymes – Nar Anon – Dépendants Affectifs et
Sexuels Anonymes – Emotifs Anonymes – Work Anonymes –
Anorexiques et Boulimiques Anonymes – Survivants de l’Inceste
Anonymes – Arts Anonymes – Outre-mangeurs Anonymes –
Cocaïnomanes Anonymes – Débiteurs Anonymes – Chefs d’Entreprise
Débiteurs Anonymes – Adultes Enfants d’Alcooliques – Dépressifs
Anonymes -…
Je viens de lire cet article sur le congrès et franchement ça me donne la chair de poule, tellement je trouve ça beau !
http://congres.alcooliques-anonymes.fr/documents/perif_congres_2010.pdf
Alors, rendez-vous à la fête !

Vaincre ses peurs pour vivre ses rêves

Aujourd’hui seulement, une réunion, et pourquoi pas deux, enchaînons Al-Anon et la réunion ouverte des Alcooliques Anonymes !
Comme ça fait du bien, c’est comme toujours des ions négatifs qui me montrent le positif de la vie !
Le slogan Ca commence par moi, me rappelle que je dois faire ma part dans les négociations de la vie quotidienne et ne pas me renfermer dans une attitude boudeuse et défaitiste qui ne fait du mal qu’à moi-même.

Une réunion, c’est s’accorder du temps pour penser, et écouter, et pour se rappeler ses rêves.
Je sais qu’il est de ma responsabilité d’être heureuse dès maintenant et sans attendre ma retraite, et de réaliser mes rêves si je le souhaite suffisamment et si je m’en donne le temps sans surcharger ma vie d’activités inutiles.

Un ami a cité cette phrase que j’ai mis comme titre de ce post. Les peurs, quel beau sujet de travail !
L’un des deux poisons qui empêchent de vivre pleinement (avec le ressentiment).
J’ai déjà travaillé trois fois cette année sur ce thème avec à chaque fois des résultats spectaculaires. Et ce n’est pas fini.

Aujourd’hui, une belle pluie m’invite à travailler le programme. Gratitude.

Humilité et suceptibilité

Dans la littérature Alcooliques Anonymes, il existe un très beau texte sur l’humilité. Ce texte est l’épitaphe du Dr Bob :

L’humilité est une perpétuelle paix du cœur. C’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché ou vexé, irrité ou endolori. C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver, de ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi. C’est rester calme quand personne ne me louange et si je suis avili ou méprisé, c’est trouver en moi un lieu béni où je puisse me rendre, refermer la porte, m’agenouiller devant mon père en secret, être en paix comme au sein d’une mer profonde et calme, quand tout autour de moi semble trouble…

Me rappeler de mettre en pratique l’humilité m’aide dans tous les domaines de ma vie et plus particulièrement au travail.
Je me rends compte que la plupart des problèmes qui me sont arrivés étaient dus à une immense susceptibilité.
Aujourd’hui, j’essaie de ne pas me saisir d’une situation pour faire monter la mayonnaise, me faire prendre dans la spirale du ressentiment, des ressassements, je cherche à mettre les évènements dans le contexte de ce que je suis et non pas de ce que j’aurais pu être…
Je relativise, je me répète ce beau texte, je fais une courte prière du style : « Aide moi à trouver les mots dans cette situation ».
Et je m’aperçois que ce qui aurait pu tourner au conflit, au drame, à la rupture, aux litanies de reproches peut se résoudre dans la bonne humeur, la paix et la joie de vivre.

Oui, l’humilité est un refuge.

Heureux, joyeux et libre

Nota : le thème de cet article est aussi celui du Passant Anonyme.

Comme le dit le préambule des AA,

si vous voulez ce que nous avons…

(faites ce que nous faisons)
Je suis allée à cette réunion parce que le thème m’attirait : je suis heureuse, mais pas tout le temps. J’ai la joie de vivre, mais parfois (c’est de plus en plus rare quand je prends soin de moi), l’envie de mourir. Et c’est surtout cette liberté qui m’échappe et que je poursuis.
J’imagine la liberté que l’on peut éprouver après s’être débarrassé d’une addiction. Cette liberté, je la veux, celle d’une vie neuve où tout est possible, où je ne suis pas freinée par mes inhibitions, mes peurs.
Ce à quoi j’aspire, pour moi, c’est la liberté d’être moi-même. Ne plus rien avoir à prouver, ne pas avoir d’ambition pour laquelle se battre. Couper les fils du mensonge, des faux-semblants. Ne rien avoir à cacher, ni à montrer, pratiquer l’anonymat dans toutes mes affaires.
Et goûter la paix de l’humilité.

Intensif 4ème-5ème étape

progres

Nous avons procédé à un inventaire moral sérieux et courageux de nous-mêmes

Il est dit dans l’introduction du livre « Plan pour notre progrès » Al-Anon qu’on peut se faire aider dans le travail de 4ème étape. L’exercice me semble un peu périlleux puisque ce n’est pas au cours de la 4ème mais au cours de la 5ème que l’on avoue à soi-même, à Dieu* et à un autre être humain la nature exacte de ses torts.
Quel peut-être le rôle d’un coach dans cet étape ? Je me suis tout d’abord dit que je pouvais aider la personne qui s’engage dans cette étape à voir aussi ses qualités.
Dans certains pays, les AA pratiquent des stages intensifs « 4 et 5 ». Cela consiste tout d’abord en ateliers autour des trois grands thèmes tels qu’ils sont présentés dans Le Big Book : Ressentiment, peur, sexualité. S’y ajoutent sans doute les thèmes du « Plan pour notre progrès » : attitudes, responsabilités, estime de soi, amour, maturité, traits de caractère. Ensuite pendant toute une journée, le participant répond à une série de plus de 200 questions, et enfin le dernier jour, il expose ses découvertes sur lui-même.
J’aimerais bien avoir plus de renseignements sur le déroulement de ces stages.
En attendant, je dois me préparer à lâcher-prise sur ma volonté débridée d’aider à tout prix cette personne à franchir cette étape qui va changer sa vie. Je dois lui laisser le temps de se préparer, je dois l’encourager sans la houspiller, ne pas me désespérer si le temps passe sans que cela avance. il parait que cela m’apportera beaucoup à moi aussi.
Un lien en anglais : http://home.capecod.net/~rogerg/recovery/WkgAA.html
*tel que nous le concevons