De la relation humaine…

Les vacances incitent à de petites incursions loin du programme (jamais bien loin) et vers… la spiritualité chrétienne ! Ce n’est pas interdit !
Je cite un texte écrit par Pierre-Marie Hoog, un jésuite, dans son livre « Au fil des jours blessés » Hors série 540 de Vie Chrétienne.

Visites
Celui qui ne prend pas peur en te voyant avoir peur
Celui qui ose te laisser pleurer
Celui qui écoute ton récit de malade sans te parler aussitôt de ses bobos à lui
Celui qui te sourit pour te sourire et non pour se rassurer
Celui qui ne te refile pas la bonne adresse du médecin qui a si bien guéri sa belle-soeur, laquelle justement…
Celui qui vient les mains vides, sans avancer ni oranges, ni fleurs, ni chocolats entre toi et ton anxiété
Celui qui fait sienne ta souffrance sans en faire la sienne
Celui qui te parle d’autre chose avec naturel
Celui qui peut se taire
Celui qui sait rester là
Celui qui sent si c’est le moment de s’attarder ou le moment de partir
Celui qui ne se croit pas obligé de te parler de « plus tard quand tu seras guéri… »

La rencontre de la maladie de l’autre n’est qu’un exemple de travail sur l’authenticité des relations humaines.

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Le programme et le dédoublement de personnalité

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J’ai trouvé dans la page du 28 juillet de « Aujourd’hui seulement » des Emotifs Anonymes, une information que je n’ai jamais lue nulle part ailleurs.

Quand je « performe », je me sépare en deux moitiés, le performant et l’observateur critique. Essayer de « performer » donne à ce critique toujours présent en moi l’occasion de lâcher une dose de haine de soi…

Malgré tout le travail sur moi réalisé depuis des années, je retrouve, peut-être quand je suis plus fragile, cet observateur intérieur, cette petite voix détachée de mon moi qui décrit mes actes et me juge. Le plus souvent, elle répond à mon besoin d’être valorisée, mais si le succès n’est pas au rendez-vous, elle me met plus bas que terre en constatant l’échec et la catastrophe.
Au contraire

Quand je participe… être le vrai moi détruit les besoins de cette critique intérieure. Je prends conscience que mes échecs sont plus valables à ma croissance émotive que n’importe quel de mes succès. Mon passé a souvent démontré que mes succès me cachaient temporairement la réalité de mes limites humaines.

En tant qu’être humain, je suis quelqu’un de valable, il me suffit de participer.