A la recherche de la culpabilité perdue…

J’ai beau chercher, et je ne trouve pas trace en moi de sentiment de culpabilité…
Il faut croire qu’elle a été balayée, comme promis, par la pratique des 8ème et 9ème étape (dresser une liste des personnes lésées et réparer nos torts envers ces personnes quand c’est possible).
Heureusement que j’avais préalablement écrit sur le sujet pour en retrouver la trace.
J’avais dit que ce mal être, ce malaise, était lié à mes tentatives pour gérer des situations inextricables. Or, avec mes réunions et la pratique du programme en 12 étapes, je suis de moins en moins interventionniste et je lâche de plus en plus souvent prise vis-à-vis de tout ce que je ne peux gérer moi-même, de tout ce pour quoi je n’ai pas la réponse, et de tout ce qui ne me regarde pas.
En plus hier, j’ai entrepris ma seconde amende honorable (9ème étape) à quelqu’un à qui j’avais fait du mal dans le passé. Et j’ai reçu une très belle réponse d’une personne que je rejetais parce que, au fond de moi, elle représente un idéal de bonté et de spiritualité.
S’il restait un peu de culpabilité enfouie, il ne fait pas de doute que ces nouvelles expériences vont contribuer à l’éliminer, comme par miracle, et des miracles, il y en a souvent.

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Et vous, de quelle spiritualité êtes-vous ?

Anniversaire d'un membre de fraternités des douze étapes
Je crois qu’on a tous en soi des attentes spirituelles. Il arrive un moment dans la vie où l’on est prêt pour cette quête.
Après avoir violemment, à l’adolescence, rejeté la religion dans laquelle j’avais été élevée, j’en retrouve seulement le meilleur, la quintessence, dans la spiritualité des Douze Etapes.
En accord avec la 11ème étape, j’ai commencé à améliorer mon contact conscient avec ma Puissance Supérieure, telle que je la conçois. . Elle n’a rien d’un Dieu jaloux et vengeur*, mais est au contraire, infiniment bonne. Je retrouve cette bonté et cet amour chez les beaux bonhommes et les belles bonnes femmes (comme disent les québecquois) rencontrés dans les fraternités des Douze Etapes. Parler vrai avec eux de ce qui me tient à coeur, c’est à dire, de mes sentiments, de mes ressentis, de mes aspirations, de mes angoisses, de ce qui me met mal à l’aise, ou de ce qui me rend heureuse, me procure une immense paix intérieure. Je m’autorise aussi, sans honte ni crainte à m’occuper du bonheur des gens autour de moi, en commençant par moi-même. Je suis devenue accro aux livres de pensées quotidiennes (dont j’ai appris qu’ils sont des livres de méditation), et j’ai appris à remercier, pour les bonnes choses comme pour les épreuves traversées qui me font grandir.
Life is good ! Gracias, muchas gracias !

*L’homme a fait Dieu à son image !