Sur le suicide…

Il m’arrive souvent ces derniers temps de me dire que tout cela est trop dur, que je n’y arriverai pas, et d’évoquer la pensée du suicide comme une libération.

Toutes les personnes à qui j’en ai parlé m’ont dit : « moi aussi j’y ai pensé, j’y pense parfois »…

Quand, c’est trop dur, je prie et mes recherches sur la prière sur le site du Passant Anonyme m’ont amenée à cette phrase qui me rappelle que les difficultés font partie intégrante de la vie :

Mon problème n’est pas que la vie est pleine
de dangers, de risques et de conséquences.
Mon problème est que je m’attends
à ce qu’il puisse en être autrement.

J’ai aussi la pensée du jour des Emotifs Anonymes du 27 juin qui dit à quel point une dépression profonde est une souffrance :

L’agonie du désespoir persiste dans nos mémoires. L’apathie totale que nous vivions alors n’est pas facile à oublier…
… Seuls ceux qui l’ont vécue peuvent savoir ce que la personne qui souffre endure présentement dans sa dépression. Nous pouvons seulement lui prouver qu’on peut s’en sortir. En partageant notre passé, nous pouvons améliorer notre avenir et celui des autres.

Risquer de devoir arrêter de se plaindre…

L’un des plus grands obstacles au bien-être émotif est l’apitoiement. L’apitoiement engendre toutes sortes de « troubles » du « Je ».  C’est comme être sur la sellette au centre des projecteurs. C’est la petite blessure que l’on peut laisser s’éterniser de sorte que nous pouvons partager notre peine avec plus de gens. Le temps le plus dur émotivement est celui où nous nous apitoyons sur notre sort à tel point que nous ne pouvons pas voir le monde autour de nous. C’est un brouillard puisque nos yeux sont centrés sur nous-mêmes. Parfois, demander à Dieu* de nous aider en pleine crise est la chose la plus difficile à faire car nos prières peuvent être exaucées et alors, nous devrons poursuivre notre chemin. Nous devrons peut-être changer et nous ne pourrons plus nous apitoyer sur notre sort.

Pensée du jour de « Aujourd’hui seulement » des Emotifs Anonymes

*tel que le je conçois ou « tel que je ne le conçois pas » comme disent les agnostiques engagés dans les 12 Etapes