Mon enfance dans un foyer perturbé par la névrose m’a appris que dire les choses tout simplement pouvait être dangereux. Ainsi j’ai appris à obtenir ce que je voulais par des voies détournées, en contournant les réactions de l’autre, en jouant sur les touches sensibles qui le font agir, et que je connais si bien, comme par exemple jouer à la martyre…

Oui dire les choses simplement, exprimer mes besoins et mes désirs, peut générer des réactions chez l’autre, mais ce sont les réactions de l’autre, elle ne m’appartiennent pas, j’apprends à les affronter, à les supporter, à y survivre.

Materner, c’est encore et toujours mon hobby. Prévenir les besoins des autres, proposer des aides non sollicitées, donner encore et toujours, ce qui conduit à la lassitude, au ressentiment (« après tout ce que j’ai fait, comment se fait-il que ? « ), à l’impression d’être martyre.

Je découvre que je suis la personne qui me martyrise le plus.

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2 réflexions sur “Les 3M : manipuler, materner, martyre

  1. Je viens de lire les 3M.Cela m’oblige à répondre je me sens toute petite et toute grande en même temps,je voudrais retourner en arrière mais je ne peux pas .Le fait d’avoir véçue dans un silence absolus de l’enfance ,je me mets à boîter et mon regard se fixe sur l’autre.Je ne veux plus qu’il regarde de la porno mais je me sens en balance de ne rien dire di moment présent dans laquelle je me composes .Je suis là tout a été dit je demeure sur place pareill:A cause de l’abus sexuelle de mon enfance je me voies dans un endroit perdue,j’entends je me méfies des autres j’avance car je lui ai tout exprimer ce que je ressentais devant cette légitimité mais rien ne fait il trouve naturelle de regarder ça il trouve ça beau.Moi je me sens impuissante et plus je travaille sur moi plus je suis sensible à ne pas vouloir changer la situation est là.Je me bouche les oreilles et j’entends pareille ce qui se passe mais oreilles d’enfances ont développée tout ça.Je me parle j’écris la blessure mais il y a l’autre qui converse pareille à écouter cela me met en rogne mais je me tatou de lui dire la vérité mais rien ne se dit .alors je m’uniforme à écrire de nouveau de ce que j’entend de mon intérieur et j’essais de nouveau de me concentrer sur l’oreille de Dieu je me contente de prier pour moi ,et j’écoute ce mal qui doit être usurper de moi.Je fais temps d’efforts pour moi je ne suis qu,une humaine qui essaie d’être bien en attendant des directives de Dieu.Savoir être une enfant qui a eu peur des hommes semble me rétablir en temps qu’adulte de maintenant mais là mon humain en prend un coup ..Je sais écouter mais le détachement semble faire partie de l’oublie de moi.J’essaie de me parler je me confie car je ne peux vivre ça toute seule .Je suis accompagnées dans ce que je vie .L’écriture me sauve la vie .De me taire et de ne rien dire à l’autre je me protège de mes réflexes de l’enfance.

  2. Merci pour ton témoignage. Il me fait penser à un passage de Beattie (Codependent’s guide to the twelve steps) à propos des problèmes non résolus. Elle parle de quelqu’un qui fréquentait les groupes Al-Anon, et qui a dû rencontrer un dépendant sexuel et fréquenter un groupe codépendants de dépendants sexuels, pour découvrir un problème d’abus sexuel dans son enfance. Son message serait qu’il faut chercher le sens caché dans tous les vécus que notre PS nous offre…
    Je cite de mémoire, car j’ai donné le livre à quelqu’un qui en avait plus besoin que moi. Ma route est encore longue…

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