Réunion Al-Anon à la télévision

Une émission sur l’entourage des malades alcooliques avec témoignages et film d’une réunion aura lieu sur France 5, le 30 janvier à 14h30, dans le cadre du Journal de la santé.

L’occasion pour ceux qui ne connaissent pas de mieux comprendre le déroulement d’une réunion et la façon dont Al-Anon peut aider dans la vie auprès d’une personne alcoolique

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Plus jamais martyre !

La page du 28 janvier de L’espoir pour aujourd’hui était particulièrement bien adaptée à la journée d’hier.

J’allais, pour une journée, retourner à mes vieux démons, me martyriser en travaillant trop, et cela me remplissait de souffrance par avance.

J’ai la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu me confie, un jour à la fois. S’il me manque une de ces quatre choses, alors je dois lâcher prise en toute humilité et accepter mes limites.

Dans toutes mes journées, je dois me poser la question de savoir si ces 4 conditions sont réunies. Je peux examiner tous mes actes à la lueur de ces 4 critères, et ainsi dire non à la souffrance.

Arbres

Travailler les étapes

Une amie britannique m’a donné une feuille-guide très utile.

Sur l’une des pages, trois colonnes :

  1. J’ai du ressentiment pour ou J’ai peur de
  2. La cause (une très large colonne)
  3. Ceci affecte (cases à cocher:
  • estime de moi
  • sécurité
  • ambition
  • relations personnelles
  • relations sexuelles
  • fierté/honte
  • (peur)

De l’autre côté une série de questions en rapport avec une étape, je vous laisse trouver laquelle : « Après avoir enlevé de nos esprits les torts que les autres nous ont faits, nous avons résolument cherché nos propres erreurs… Nous avons admis nos torts honnêtement… »

… dans cette situation donnée…

  • Où étais-je égoïste, centré sur moi-même ?
  • Où étais-je malhonnête ?
  • Où étais-je effrayé ?
  • Où étais-je responsable ?
  • Quelles décisions ai-je prises basées sur mon ego qui m’ont causé plus tard de la souffrance ?
  • Où dans mon passé puis-je me rappeler avoir pris ce genre de décision (aussi tôt que possible)

et finalement : Quelle était ma responsabilité ? 

La première fois que j’ai fait ce genre d’inventaire, ça m’a fait une boule au creux de l’estomac, puis cela m’a conduit à un affrontement bénéfique avec un collègue, qui m’a traumatisée pendant une longue semaine…

Il me semble que pratiquer ce genre d’inventaire m’aide dans tous les domaines de ma vie, et particulièrement au travail.

Congrès Al-Anon 2008

Il aura lieu en Bretagne à l’Abbaye de Saint-Jacut de la mer le dernier week-end (les 28, 29, 30) de mars 2008.

Un congrès, c’est un enchaînement de réunions en parallèle, que ce soit Al-Anon, Adultes Enfants d’Alcooliques, Alateen (pour les enfants et adolescents) et aussi AA (Alcooliques Anonymes).

Dans les congrès, les réunions sont généralement ouvertes à tous, c’est une occasion unique de découvrir comment fonctionnent les réunions, ce qu’elles peuvent apporter, d’avoir une idée de ce que peut-être le programme en douze étapes de rétablissement.

C’est pour les membres des petits groupes l’occasion d’avoir des témoignages plus riches et plus variés, de retrouver d’autres soi-mêmes.

C’est aussi l’occasion de goûter à l’amitié qui règne dans ces fraternités.

Un congrès, c’est « Que du bonheur » !

Le programme et le bulletin d’inscription sont disponibles sur la page du congrès Al-Anon de Bretagne sur le site d’Al-Anon France :

Vocabulaire de rétablissement

Rétablissement : le fait d’aller mieux (un jour à la fois).

source : Melody Beattie Codependent’s guide to the twelve steps (traduction et résumé libres).

Addiction : un comportement pour lequel nous n’avons pas de contrôle, qui nous fait du tort mais que nous persistons à avoir.

Agenda caché : un plan secret ou une liste de besoins cachés dont on ne parle pas mais qui contrôle nos relations avec les autres. Pour le rétablissement, il vaut mieux éviter les gens avec un agenda pas sain (par exemple qui ont le besoin d’utiliser les autres et d’abuser d’eux).

Compulsions : des choses qu’on ne peut s’empêcher de faire. Dû souvent au fait de ne pas éprouver nos sentiments. Les comportements compulsifs nous aident à échapper à nos sentiments.

Contrôler : essayer de forcer les évènements, les comportements, la vie. Souvent c’est la peur qui nous pousse à vouloir contrôler.

Déni : le fait d’ignorer ce qui se passe, même sous nos yeux. Nous faisons cela pour nous protéger jusqu’à ce que nous soyons prêts à affronter la vérité.

Détachement : la première leçon de rétablissement. Apprendre les limites entre nous et une autre personne, lâcher prise vis-à-vis des autres, sur ce que nous ne pouvons pas contrôler, sur ce que nous ne pouvons pas changer.

Etre qui nous sommes : être vrai avec nous-mêmes, s’autoriser à exister, s’aimer, s’accepter, se chérir et se nourrir (spirituellement).

Lâcher prise : se donner la permission de se relaxer, et laisser les évènements arriver.

Limites : jusqu’où aller avec les autres, jusqu’où leur permettre d’aller avec nous.

Maternage : se sentir responsable des autres, de leurs sentiments, de leurs pensées, comportements, problèmes, choix et vies. Le maternage nous fait nous sentir utilisés, victimisés, non appréciés, et impuissants dans nos efforts.

Problématique : un point de débat et de controverse, un sujet qui doit être résolu.

Manipulation : essayer d’obtenir ce que nous voulons d’une manière indirecte et malhonnête, parce que nous avons peur de demander ce que nous voulons et d’essuyer un refus.

Nourrir (spirituellement) : tout ce qu’on fait pour cultiver la croissance et les sentiments sains, pour se sentir bien.

Obsession : utilisation de toute son énergie mentale dans des pensées improductives, souvent à propos d’une personne ou d’une situation.

Posséder son pouvoir (Owning our power ~être soi-même) : prendre la responsabilité de soi-même, de penser, ressentir, résoudre les problèmes et trouver son chemin. Pour cela, dire notre vérité, fixer des limites appropriées, ne pas tolérer les abus ou mauvais traitements, et parfois, être vulnérable.

Ressentiment : les ressentiments sont des sentiments de colère que nous n’avons pas traités, résolus, ou sur lesquels nous n’avons pas lâché prise. Ils se développent sur un fond de colère qui n’a pas été complètement ressenti.

Se rendre : accepter, laisser tomber, et laisser sa vie advenir. C’et un concept spirituel.

Travail non terminé : problèmes non résolus, sentiments, incidents passés qui constituent des problématiques auxquelles nous devons nous attaquer (commencer à les étudier).

Victime : quelqu’un qui souffre par sa faute ou la faute des autres. Nous croyions que nous étions des victimes. Nous savons que nous n’en sommes pas.

Une quatrième étape thématique

matin
Le livre de Melody Beattie (Codependent’s guide to the 12 steps) propose comme activité autour de la quatrième étape de s’attaquer à une question qui nous préoccupe.

J’ai commencé cette étape avec d’énormes ressentiments concernant plein de personnes et institutions au travail… pour finir par découvrir que j’avais finalement de bien maigres ressentiments.

Dans cet inventaire de quatrième étape, j’ai recherché, sur la suggestion de Beattie, les situations où je me sentais coupable bien que je n’aie rien à me reprocher.

C’est mon problème actuel, je suis dans le cerveau des autres, et j’intériorise toutes leurs attentes, toutes leurs façons de penser, tous leurs reproches supposés. Je cherche encore et toujours à être parfaite… à leurs yeux…

En plus, les autres me font peur, et la peur est, avec le ressentiment, mon pire ennemi. Je ne suis pas moi-même avec ces personnes dont j’ai peur, je ne leur réponds pas correctement, je dis ce que je crois qu’ils veulent entendre, je ne sais pas m’expliquer, et si je crains tellement les reproches, c’est parce que je crains de ne pas savoir y répondre.

Enfin, j’ai un dernier problème (identifié pour aujourd’hui), j’ai peur d’être lourde, d’être à peine tolérée, de faire perdre du temps aux autres, de leur coller aux basques, d’où une attitude toujours humble et suppliante qui met certains mal à l’aise. J’ai le droit de m’imaginer que certains ont peut-être envie de ma compagnie, et que c’est leur problème, non le mien, s’ils s’ennuient, et que c’est leur responsabilité de prendre congé et de s’éloigner.