Le ressentiment

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La littérature Al-Anon emploie souvent ce terme sans le définir.
ressentiment n.m. souvenir d’une injure, avec désir de s’en venger

Moi j’appelle cela, avoir une dent contre quelqu’un. Et de fait j’ai pour habitude de collectionner les dents. Peut-être surtout envers les gens qui ont eux-mêmes du ressentiment à mon égard.

Le merveilleux programme en douze étapes nous offre le moyen de traiter et de guérir le ressentiment. En souhaitant tout le bonheur du monde à la personne pour laquelle on éprouve du ressentiment. Même si on ne le croit pas trop au début, il suffit d’essayer et cela finit par marcher.

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Changer, un leit-motiv…

eolienne

Ca fait du bien de voir les amis Al-Anon changer au fil du temps et des réunions. De les voir adopter d’eux mêmes des attitudes qu’on aurait eu envie de leur suggérer. De les voir relâcher la pression sur leurs proches malades, surtout…

Voir les autres changer nous montre que c’est possible, ouvre d’autres voies, nous laisse entrevoir des possibilités infinies. Changer de travail, changer d’habitudes, changer de compagnon, partir, oser, risquer…

Changer, c’est être jeune, quelque soit son âge !

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Le courage de changer

Je viens de voir que mon petit livre : Le courage de changer, porte un marque-page à la page du 5 janvier. Pas étonnant que je me sois sentie aussi mal hier…

Je suis repartie dans un tourbillon d’activités de tous genres, au point de n’avoir pas le temps de pratiquer le programme, de lire ma littérature, et d’écrire dans ce blog.

Je suis épuisée et je dois bien avouer mon impuissance à être une force de la nature.

Hier, j’ai eu même très envie d’aller boire, bien que je ne sois pas… alcoolique.

Alors j’ouvre Le courage de changer à la page du 10 février, et le petit livre me parle de créativité. Hier justement j’étais bourrée de doutes sur le bien fondé de mes actes, de mes choix, je craignais de m’être bercée d’illusions, menti à moi-même.

Une réunion et une bonne nuit de sommeil plus tard… je suis autorisée à ne pas être forcément performante, mais à m’adonner à ma créativité. Inventer une nouvelle recette, imaginer un logo, imprimer des petites cartes de visite pour Al-Anon, prendre du temps pour moi…

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Rendre quelqu’un amoureux…

(voir aussi le commentaire de ce billet)

Je voudrais expliquer mieux en quoi cette – allez on va dire déficience, ou plutôt trait de caractère – se rapporte à la codépendance. Ce n’est pas une décision consciente du genre « Tiens, je vais rendre cette personne amoureuse de moi ». Cela se construit dans le cadre d’une relation inauthentique. Je repère quelqu’un qui souffre, je me demande comment je pourrais l’aider, je me mets à l’accabler de petites attentions non sollicitées (un sourire, une invitation à un café, un coup de téléphone). C’est là qu’une deuxième déficience-trait de caractère entre en oeuvre – sans doute la mauvaise estime de soi -. A un moment, je découvre dans le regard de cette personne un signe qu’il m’aime bien, qu’il commence à s’attacher, voire qu’il est surpris et incrédule de mes attentions à son égard. Et, peut-être parce que cela rencontre mon propre besoin d’être aimée et reconnue, je vais me mettre à souffler sur la lueur que j’ai vue, je vais attiser la braise jusqu’à la transformer en passion à mon égard. Passion que je ne partage malheureusement pas, mais que je vais éventuellement feindre, dont je vais même essayer de me convaincre, pendant un certain temps, jusqu’à ce que cela devienne trop dur, trop pesant, malgré tous mes efforts.
Aujourd’hui j’ai pris conscience de ce comportement, et j’ai appris à l’éviter…

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