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Accepter mes limites

pensée du jour “Aujourd’hui seulement” des Emotifs Anonymes

M’en remettre à ma Puissance Supérieure est un exercice d’acceptation de mes limites et une façon de faire face à la réalité. Je me dis : “Ceci est trop fort pour moi ; je suis trop faible et ça m’accable”. J’abandonne cette lutte que je ne saurais gagner dans la plupart des cas. Je reconnais que certaines choses sont trop compliquées, trop difficiles et souvent peut-être trop abstraites pour moi moi pour que je m’en occupe en ce moment. Peut-être plus tard, quand je serai capable d’aborder un aspect de ce gros problème, je relèverai de nouveau le défi. Mais pas maintenant. Pas tant qu’il est plus gros que je ne le suis.

MEDITATION DU JOUR

Je demande à Dieu d’apprendre à mieux mener ma vie en m’attaquant aux problèmes que je peux résoudre, et en lui abandonnant le reste. Je Lui demande aussi d’être à l’aise dans l’acceptation de mes limites.

AUJOURD’HUI, JE ME SOUVIENDRAI

Aujourd’hui, je vais m’attaquer à des problèmes à ma mesure.

6ème étape : quand les défauts de caractère tombent comme des mouches…

J’étais très perturbée les jours qui ont précédé ma rencontre avec une amie, un autre être humain à qui j’allais avouer la nature exacte de mes torts (5ème étape).

Elle m’a suggéré, pour certains de mes défauts de caractère, de commencer par les accepter au lieu de toujours lutter contre eux. Nous n’en avons pas tout à fait fini avec cette étape, mais l’essentiel a été dit - pour aujourd’hui - et j’ai commencé à travailler la 6ème étape. C’est à dire à me poser quelques questions tirées du livre “Les voies du rétablissement”.

Suis-je disposée à laisser aller tous mes défauts de caractère ?

Certains défauts de caractère m’ont-ils été utiles dans le passé ?

Suis-je disposée à témoigner de la façon dont je vis cette étape ? 

J’avais une demande spécifique à ma PS*, celle de m’enlever ce préjugé qui me pousse à porter un jugement - négatif -  dès le premier regard sur les gens que je croise. Et quel bonheur de m’apercevoir que je me suis dit plusieurs fois : “Tiens, comme cette personne a l’air intéressante !”

Alors oui, je suis disposée à laisser enlever tous mes défauts de caractère. Et ma PS m’a offert plusieurs journées extraordinaires où à la fois : je ne laisse pas quelqu’un me faire sentir laide et bête, je laisse tomber de vieilles rancoeurs, je suis honnête, je rencontre des gens que j’aime bien, je me détends avec certaines personnes, je suis capable de communiquer de façon honnête et simple, sans mes freins habituels comme la peur du regard des autres et la prise en charge de leur sentiments.

Et ce n’est pas tout, je me surprends à accepter les remarques et les suggestions sur ma façon de mener mon travail. Et j’ai rangé mon bureau.

*PS : puissance supérieure = Dieu tel que je le conçois

Al-Anon est pour les écorchés vifs

Tant d’êtres bourrés de revendications et de mal-être, pourraient bénéficier d’Al-Anon.

Le contact des amis qui pratiquent le programme de rétablissement en douze étapes m’a appris qu’il ne sert à rien de se répandre et d’énumérer ses malheurs et ses griefs (envers l’alcoolique, envers sa belle famille, envers la société, envers ses collègues de travail, etc…).

La réunion a ce caractère frustrant qui fait qu’on ne peut déposer sur la table qu’une partie de son fardeau, celle qui pèse le plus lourd (pour laisser aux autres la possibilité de s’exprimer aussi). Ce faisant, il faut bien passer sur les détails, aller à l’essentiel, se dire : “Est-ce si important ?”.

On peut abandonner des grands pans de ses problèmes, simplement en priant pour celui qui nous a fait du mal (une prière non directive, pas une du genre “qu’il souffre tout ce qu’il m’a fait souffrir” mais plutôt “que les souffrances qui le rendent si méchant soient soulagées”).

On a aussi le choix de se laisser obséder par une situation ou tout simplement de tourner son attention ailleurs.

Le programme, les réunions, la littérature, vont permettre un grand ménage intérieur, menant à une vie claire et lumineuse, non obscurcie par le ressentiment (comme ce ciel).

ciel-calme

Plus jamais martyre !

La page du 28 janvier de L’espoir pour aujourd’hui était particulièrement bien adaptée à la journée d’hier.

J’allais, pour une journée, retourner à mes vieux démons, me martyriser en travaillant trop, et cela me remplissait de souffrance par avance.

J’ai la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu me confie, un jour à la fois. S’il me manque une de ces quatre choses, alors je dois lâcher prise en toute humilité et accepter mes limites.

Dans toutes mes journées, je dois me poser la question de savoir si ces 4 conditions sont réunies. Je peux examiner tous mes actes à la lueur de ces 4 critères, et ainsi dire non à la souffrance.

Arbres

Travailler les étapes

Une amie britannique m’a donné une feuille-guide très utile.

Sur l’une des pages, trois colonnes :

  1. J’ai du ressentiment pour ou J’ai peur de
  2. La cause (une très large colonne)
  3. Ceci affecte (cases à cocher:
  • estime de moi
  • sécurité
  • ambition
  • relations personnelles
  • relations sexuelles
  • fierté/honte
  • (peur)

De l’autre côté une série de questions en rapport avec une étape, je vous laisse trouver laquelle : “Après avoir enlevé de nos esprits les torts que les autres nous ont faits, nous avons résolument cherché nos propres erreurs… Nous avons admis nos torts honnêtement…”

… dans cette situation donnée…

  • Où étais-je égoïste, centré sur moi-même ?
  • Où étais-je malhonnête ?
  • Où étais-je effrayé ?
  • Où étais-je responsable ?
  • Quelles décisions ai-je prises basées sur mon ego qui m’ont causé plus tard de la souffrance ?
  • Où dans mon passé puis-je me rappeler avoir pris ce genre de décision (aussi tôt que possible)

et finalement : Quelle était ma responsabilité ? 

La première fois que j’ai fait ce genre d’inventaire, ça m’a fait une boule au creux de l’estomac, puis cela m’a conduit à un affrontement bénéfique avec un collègue, qui m’a traumatisée pendant une longue semaine…

Il me semble que pratiquer ce genre d’inventaire m’aide dans tous les domaines de ma vie, et particulièrement au travail.

Une quatrième étape thématique

matin
Le livre de Melody Beattie (Codependent’s guide to the 12 steps) propose comme activité autour de la quatrième étape de s’attaquer à une question qui nous préoccupe.

J’ai commencé cette étape avec d’énormes ressentiments concernant plein de personnes et institutions au travail… pour finir par découvrir que j’avais finalement de bien maigres ressentiments.

Dans cet inventaire de quatrième étape, j’ai recherché, sur la suggestion de Beattie, les situations où je me sentais coupable bien que je n’aie rien à me reprocher.

C’est mon problème actuel, je suis dans le cerveau des autres, et j’intériorise toutes leurs attentes, toutes leurs façons de penser, tous leurs reproches supposés. Je cherche encore et toujours à être parfaite… à leurs yeux…

En plus, les autres me font peur, et la peur est, avec le ressentiment, mon pire ennemi. Je ne suis pas moi-même avec ces personnes dont j’ai peur, je ne leur réponds pas correctement, je dis ce que je crois qu’ils veulent entendre, je ne sais pas m’expliquer, et si je crains tellement les reproches, c’est parce que je crains de ne pas savoir y répondre.

Enfin, j’ai un dernier problème (identifié pour aujourd’hui), j’ai peur d’être lourde, d’être à peine tolérée, de faire perdre du temps aux autres, de leur coller aux basques, d’où une attitude toujours humble et suppliante qui met certains mal à l’aise. J’ai le droit de m’imaginer que certains ont peut-être envie de ma compagnie, et que c’est leur problème, non le mien, s’ils s’ennuient, et que c’est leur responsabilité de prendre congé et de s’éloigner.

De l’espoir pour aujourd’hui

C’est le “Un jour à la fois” écrit par les enfants d’alcooliques.

Et il me parle si bien à moi qui ne suis qu’une codépendante !

Par exemple je lis dans la page du jour le 5 octobre :

Mes choix reflètent mon opinion de moi et la relation que j’entretiens avec moi-même

Je dois cesser de me laisser maltraiter avec la croyance que je peux tout supporter (qui cache peut-être la croyance que je ne vaux pas grand chose sans cela…)