Archive for the 'codépendance' Category

Rendre quelqu’un amoureux…

(voir aussi le commentaire de ce billet)

Je voudrais expliquer mieux en quoi cette - allez on va dire déficience, ou plutôt trait de caractère - se rapporte à la codépendance. Ce n’est pas une décision consciente du genre “Tiens, je vais rendre cette personne amoureuse de moi”. Cela se construit dans le cadre d’une relation inauthentique. Je repère quelqu’un qui souffre, je me demande comment je pourrais l’aider, je me mets à l’accabler de petites attentions non sollicitées (un sourire, une invitation à un café, un coup de téléphone). C’est là qu’une deuxième déficience-trait de caractère entre en oeuvre - sans doute la mauvaise estime de soi -. A un moment, je découvre dans le regard de cette personne un signe qu’il m’aime bien, qu’il commence à s’attacher, voire qu’il est surpris et incrédule de mes attentions à son égard. Et, peut-être parce que cela rencontre mon propre besoin d’être aimée et reconnue, je vais me mettre à souffler sur la lueur que j’ai vue, je vais attiser la braise jusqu’à la transformer en passion à mon égard. Passion que je ne partage malheureusement pas, mais que je vais éventuellement feindre, dont je vais même essayer de me convaincre, pendant un certain temps, jusqu’à ce que cela devienne trop dur, trop pesant, malgré tous mes efforts.
Aujourd’hui j’ai pris conscience de ce comportement, et j’ai appris à l’éviter…

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Connaître son impuissance…

J’ai croisé mon collègue aperçu aux AA hier matin (il faut dire que mon lieu de travail est vaste et que je ne le vois pas tous les jours), et depuis, je suis obsédée par mon envie de l’aider.
Je me dis que l’alcoolisme est aussi la maladie de la solitude.
Et immédiatement, en bonne codépendante, je m’offre comme remède.
Tout d’abord, un sourire, et puis, est-ce que je ne pourrais pas l’inviter à boire un café, régulièrement, c’est à dire tous les jours bien sûr, être là pour lui, lui montrer que je suis une amie…
C’est ainsi que l’on s’engage dans des situations impossibles, créant des habitudes qui n’ont pas été sollicitées et et qui finissent par devenir trop pesantes.
Dans le temps, j’aurais tout fait pour rendre cet homme amoureux de moi.
C’est là que le programme et quelques slogans deviennent utiles : n’étant pas alcoolique, je suis impuissante à l’aider. Point.

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Le mensonge

glacier

Une amie Al-Anon m’a transmis un texte dans lequel je ne me reconnais pas, peut-être parce que je n’ai pas grandi avec des parents alcooliques. Je le résume parce que je pense qu’il est éclairant pour certains comportements.

J’étais tellement tournée vers l’autre, que je ne voyais pas à l’intérieur de moi-même. Ou plutôt je ne voyais que mes défauts et j’avais si peur que l’autre les voie que je me suis mise à me raconter des histoires sur qui j’étais et ce que j’avais fait. J’en suis venue à adhérer complètement à mes histoires si bien que lorsque j’ai dû faire mon inventaire de quatrième étape, j’ai eu beaucoup de mal à trier entre ce qui était réel et ce qui ne l’était pas.

Je ne me sens pas concernée, pourtant je me suis beaucoup menti à moi-même, beaucoup illusionnée !

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