Archive for the 'Al-Anon' Category

Al-Anon est pour les écorchés vifs

Tant d’êtres bourrés de revendications et de mal-être, pourraient bénéficier d’Al-Anon.

Le contact des amis qui pratiquent le programme de rétablissement en douze étapes m’a appris qu’il ne sert à rien de se répandre et d’énumérer ses malheurs et ses griefs (envers l’alcoolique, envers sa belle famille, envers la société, envers ses collègues de travail, etc…).

La réunion a ce caractère frustrant qui fait qu’on ne peut déposer sur la table qu’une partie de son fardeau, celle qui pèse le plus lourd (pour laisser aux autres la possibilité de s’exprimer aussi). Ce faisant, il faut bien passer sur les détails, aller à l’essentiel, se dire : “Est-ce si important ?”.

On peut abandonner des grands pans de ses problèmes, simplement en priant pour celui qui nous a fait du mal (une prière non directive, pas une du genre “qu’il souffre tout ce qu’il m’a fait souffrir” mais plutôt “que les souffrances qui le rendent si méchant soient soulagées”).

On a aussi le choix de se laisser obséder par une situation ou tout simplement de tourner son attention ailleurs.

Le programme, les réunions, la littérature, vont permettre un grand ménage intérieur, menant à une vie claire et lumineuse, non obscurcie par le ressentiment (comme ce ciel).

ciel-calme

Les 3M : manipuler, materner, martyre

Mon enfance dans un foyer perturbé par la névrose m’a appris que dire les choses tout simplement pouvait être dangereux. Ainsi j’ai appris à obtenir ce que je voulais par des voies détournées, en contournant les réactions de l’autre, en jouant sur les touches sensibles qui le font agir, et que je connais si bien, comme par exemple jouer à la martyre…

Oui dire les choses simplement, exprimer mes besoins et mes désirs, peut générer des réactions chez l’autre, mais ce sont les réactions de l’autre, elle ne m’appartiennent pas, j’apprends à les affronter, à les supporter, à y survivre.

Materner, c’est encore et toujours mon hobby. Prévenir les besoins des autres, proposer des aides non sollicitées, donner encore et toujours, ce qui conduit à la lassitude, au ressentiment (”après tout ce que j’ai fait, comment se fait-il que ? “), à l’impression d’être martyre.

Je découvre que je suis la personne qui me martyrise le plus.

Réunion Al-Anon à la télévision

Une émission sur l’entourage des malades alcooliques avec témoignages et film d’une réunion aura lieu sur France 5, le 30 janvier à 14h30, dans le cadre du Journal de la santé.

L’occasion pour ceux qui ne connaissent pas de mieux comprendre le déroulement d’une réunion et la façon dont Al-Anon peut aider dans la vie auprès d’une personne alcoolique

Plus jamais martyre !

La page du 28 janvier de L’espoir pour aujourd’hui était particulièrement bien adaptée à la journée d’hier.

J’allais, pour une journée, retourner à mes vieux démons, me martyriser en travaillant trop, et cela me remplissait de souffrance par avance.

J’ai la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu me confie, un jour à la fois. S’il me manque une de ces quatre choses, alors je dois lâcher prise en toute humilité et accepter mes limites.

Dans toutes mes journées, je dois me poser la question de savoir si ces 4 conditions sont réunies. Je peux examiner tous mes actes à la lueur de ces 4 critères, et ainsi dire non à la souffrance.

Arbres

Congrès Al-Anon 2008

Il aura lieu en Bretagne à l’Abbaye de Saint-Jacut de la mer le dernier week-end (les 28, 29, 30) de mars 2008.

Un congrès, c’est un enchaînement de réunions en parallèle, que ce soit Al-Anon, Adultes Enfants d’Alcooliques, Alateen (pour les enfants et adolescents) et aussi AA (Alcooliques Anonymes).

Dans les congrès, les réunions sont généralement ouvertes à tous, c’est une occasion unique de découvrir comment fonctionnent les réunions, ce qu’elles peuvent apporter, d’avoir une idée de ce que peut-être le programme en douze étapes de rétablissement.

C’est pour les membres des petits groupes l’occasion d’avoir des témoignages plus riches et plus variés, de retrouver d’autres soi-mêmes.

C’est aussi l’occasion de goûter à l’amitié qui règne dans ces fraternités.

Un congrès, c’est “Que du bonheur” !

Le programme et le bulletin d’inscription sont disponibles sur la page du congrès Al-Anon de Bretagne sur le site d’Al-Anon France :

Là où il y a du ressentiment, c’est le signe qu’il faut lâcher prise

Robin Norwood décrit si bien dans Ces femmes qui aiment trop, cette attitude qui consiste à en faire trop tout en ayant un dialogue intérieur plein de revendications et le sentiment d’être un martyr.

Comme il est dur de concilier dans la vie des groupes douze étapes la liberté de chacun et la participation pour que le groupe soit fort et vivant !

J’ai souvent envie de pousser des coups de gueule : venez régulièrement que diable ! Participer c’est contribuer à transmettre le message. Faites ce que vous avez dit, que diable ! Au minimum…

Peut-être que les Al-Anon ont besoin de pouvoir enfin s’en remettre à d’autres, poser les pieds sous la table, venir quand ça leur chante,  ne pas se sentir responsables…

En attendant, comme je suis insomniaque aujourd’hui, agir, organiser m’est facile. Mais pour combien de temps ?

La colère

Le livre “L’espoir pour aujourd’hui”, bien que destiné aux enfants adultes des alcooliques, me semble bien convenir aux codépendants. Je me retrouve dans toutes les pages, en remplaçant parent alcoolique par parent malade ou indisponible.

Je découvre que la colère est le sentiment qui me nuit le plus.

Chez moi, la colère n’est pas visible, ni explosive, elle se manifeste dans des écrits satiriques et des critiques cinglantes. Manifester sa colère n’est pas concevable dans ma famille et dans mon éducation.

J’éprouve une immense colère d’avoir cru tout ce que j’ai cru, et d’avoir collaboré avec des tyrans pour me martyriser en victime consentante.

J’ai aimé cette idée : apprendre à exprimer honnêtement et calmement ma colère. C’est un pas de plus vers le chemin qui conduit à apprendre à être soi.

Littérature Al-Anon

Une amie Al-Anon m’a dit que la littérature Al-Anon était la seule autorisée à privilégier, car c’était la puissance supérieure d’Al-Anon qui en dictait l’écriture.

Soit, mais qui peut prétendre n’être qu’Al-Anon ?

Les enfants d’alcooliques ont de fortes chances d’être codépendants.

Et un Al-Anon peut aussi être alcoolique, outremangeur, dépendant des narcotiques.

Al-Anon dit aussi : prenez ce qui vous plaît et laissez le reste. Alors, dans les différentes littératures, je prends ce dont j’ai besoin pour avancer. Le livre “Douze étapes pour les codépendants” m’aide beaucoup.

Il me semble qu’Al-Anon aurait tout à gagner à ne pas se séparer des autres programmes en douze étapes.

Par contre, je suis tout à fait d’accord de ne pas lire Jacques Salomé en réunion.

Al-Anon ; douze etapes ; codependance

Le ressentiment

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La littérature Al-Anon emploie souvent ce terme sans le définir.
ressentiment n.m. souvenir d’une injure, avec désir de s’en venger

Moi j’appelle cela, avoir une dent contre quelqu’un. Et de fait j’ai pour habitude de collectionner les dents. Peut-être surtout envers les gens qui ont eux-mêmes du ressentiment à mon égard.

Le merveilleux programme en douze étapes nous offre le moyen de traiter et de guérir le ressentiment. En souhaitant tout le bonheur du monde à la personne pour laquelle on éprouve du ressentiment. Même si on ne le croit pas trop au début, il suffit d’essayer et cela finit par marcher.

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Changer, un leit-motiv…

eolienne

Ca fait du bien de voir les amis Al-Anon changer au fil du temps et des réunions. De les voir adopter d’eux mêmes des attitudes qu’on aurait eu envie de leur suggérer. De les voir relâcher la pression sur leurs proches malades, surtout…

Voir les autres changer nous montre que c’est possible, ouvre d’autres voies, nous laisse entrevoir des possibilités infinies. Changer de travail, changer d’habitudes, changer de compagnon, partir, oser, risquer…

Changer, c’est être jeune, quelque soit son âge !

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