Archive for the '12 etapes' Category

La 4ème étape

 extraits du Big Book : Alcooliques Anonymes, Chapitre V, Notre méthode

… Nous avons cherché les faiblesses de notre personnalité qui avaient causé notre faillite…

Le ressentiment est l’ennemi N°1.

… Nous avons dressé la liste des personnes, des institutions ou des principes qui suscitaient notre colère. 

… Sur la liste de nos ressentiments, nous avons inscrit la nature de notre blessure en nous demandant quel aspect de notre vie avait été atteint : notre amour-propre, notre sécurité, nos ambitions,  nos relations personnelles, nos relations sexuelles.

… Nous avons soigneusement passé en revue toutes nos craintes en les écrivant même si aucun ressentiment n’y était rattaché. 

Faire la liste de mes ressentiments m’a beaucoup aidée à réfléchir, à y voir plus clair. Inclure les institutions dans les causes a été extrèmement bénéfique.  D’énormes pans de ressentiments sont tombés, laissant place à une grande tristesse. J’ai l’impression qu’il s’agit maintenant d’un processus de deuil vis-à-vis des ambitions perdues.

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Le courage de changer

Je viens de voir que mon petit livre : Le courage de changer, porte un marque-page à la page du 5 janvier. Pas étonnant que je me sois sentie aussi mal hier…

Je suis repartie dans un tourbillon d’activités de tous genres, au point de n’avoir pas le temps de pratiquer le programme, de lire ma littérature, et d’écrire dans ce blog.

Je suis épuisée et je dois bien avouer mon impuissance à être une force de la nature.

Hier, j’ai eu même très envie d’aller boire, bien que je ne sois pas… alcoolique.

Alors j’ouvre Le courage de changer à la page du 10 février, et le petit livre me parle de créativité. Hier justement j’étais bourrée de doutes sur le bien fondé de mes actes, de mes choix, je craignais de m’être bercée d’illusions, menti à moi-même.

Une réunion et une bonne nuit de sommeil plus tard… je suis autorisée à ne pas être forcément performante, mais à m’adonner à ma créativité. Inventer une nouvelle recette, imaginer un logo, imprimer des petites cartes de visite pour Al-Anon, prendre du temps pour moi…

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Dieu “tel que je le conçois”

L’ami qui fêtait son anniversaire présentait toutes les caractéristiques de quelqu’un en bonne santé physique et mentale : détendu, heureux, prospère…

Il ajouta “tout ceci grâce à Dieu tel que je ne le conçois toujours pas.”

On peut lire dans le Big Book (Les alcooliques Anonymes) le 5ème témoignage de celui dont la contribution fut d’ajouter “tel que je le conçois” au terme Dieu.

Il me semble que cette contribution est capitale. Le programme de rétablissement s’adresse à tous, y compris ceux - et ils sont nombreux - qui ont rejeté un dieu sévère, injuste et vengeur tel qu’il est colporté par certaines religions.

Ma Puissance Supérieure à moi n’est que bonté.

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Améliorer notre contact conscient…

bateau-brume
Ma marraine m’a rappelé que les étapes se pratiquent tous les jours. J’ai cherché, par la méditation à améliorer mon contact conscient avec Dieu tel que je le conçois.
Donc, ce matin, petite introspection. Qui suis-je ? Quels sont mes souhaits profonds ?
Je me suis retrouvée le chiffon à poussière à la main, en train de mettre de l’ordre dans l’appartement.
Ensuite j’ai téléphoné à une amie et nous avons convenu que j’irai la voir cet après-midi (j’avais vraiment envie de la voir, mais je ne savais pas comment arranger cela en tenant compte des souhaits de mon mari).
Besoin de contacts, de relations humaines, et pas seulement avec cet ordinateur qui est souvent muet le week-end.
Mon mari, quant à lui, semble content que je le laisse tranquille cet après-midi…
Tant pis, je grille l’inspiration pour une nouvelle note, mais avec ce programme, j’ai évité de mettre trop d’attentes sur ma journée du dimanche qui passe tout de même si vite.
Et c’est bien ainsi.

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Les renoncements nécessaires

eglise

Un témoignage entendu à la réunion des Alcooliques Anonymes m’a beaucoup parlé et fait réfléchir.

Récemment j’ai pratiqué le renoncement dans des domaines de ma vie qui n’ont rien à voir avec l’alcoolisme. C’était faire une première étape… disons… élargie.

Le résultat a été spectaculaire :

Renoncer, c’est s’alléger pour mieux avancer”.

Ayant laissé de côté des choses qui limitaient mes choix, je m’aperçois que je peux m’appuyer sur mes renoncements pour repartir vers une nouvelle vie.

Alleluiah !!!

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Travailler ses étapes

Ma marraine me dit que le programme, c’est quelque chose de quotidien, qu’on ne le prend pas quand on en a besoin et qu’on ne le jette pas quand ça va bien.

Pourtant, je n’ai toujours pas très bien compris ce que signifie : travailler ses étapes.

Lire un peu de littérature, méditer, passer en revue sa journée ou se préparer à la journée à venir ?

Peut-être que pour moi, travailler mes étapes, c’est écrire dans ce blog…

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Le mensonge

glacier

Une amie Al-Anon m’a transmis un texte dans lequel je ne me reconnais pas, peut-être parce que je n’ai pas grandi avec des parents alcooliques. Je le résume parce que je pense qu’il est éclairant pour certains comportements.

J’étais tellement tournée vers l’autre, que je ne voyais pas à l’intérieur de moi-même. Ou plutôt je ne voyais que mes défauts et j’avais si peur que l’autre les voie que je me suis mise à me raconter des histoires sur qui j’étais et ce que j’avais fait. J’en suis venue à adhérer complètement à mes histoires si bien que lorsque j’ai dû faire mon inventaire de quatrième étape, j’ai eu beaucoup de mal à trier entre ce qui était réel et ce qui ne l’était pas.

Je ne me sens pas concernée, pourtant je me suis beaucoup menti à moi-même, beaucoup illusionnée !

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Les phrases assassines

ciel1

J’ai encore du travail, car je n’ai pu m’empêcher de lancer une phrase assassine à mon mari ce matin, du genre : “A ce soir, peut-être”.
Je ne sais pas encore très bien exprimer mes sentiments, sans culpabiliser, sans manipuler, sans faire du chantage.
Je ne vois pas d’ailleurs ce que j’aurais pu dire d’autre, sans doute rien…

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Portrait d’une famille qui a besoin d’Al-Anon

Je n’arrête pas de faire ma douzième étape (transmettre le message à d’autres) avec les membres de la famille de mon mari.

Hier, sa soeur qui a dédié sa vie à contrôler les agissements d’une autre soeur, alcoolique et accro aux médicaments, a avoué son impuissance.

J’ai dit à sa mère que Dieu se chargerait de protéger sa fille, qui avait échappé pour une fois à son chaperon, et était sortie ivre.

Quant à la troisième soeur, à l’alcoolisme plutôt mondain, elle a décidé de commencer les réunions Al-Anon en 2007.

Quand j’y pense, ma famille aussi aurait bien besoin d’Al-Anon. Je pense surtout à cette tante qui se tue dans l’oubli de soi, en se croyant obligée de rendre sans cesse des services et de garder toujours et encore ses petits enfants, tout cela dans un immense ressentiment.

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