Connaître son impuissance…
J’ai croisé mon collègue aperçu aux AA hier matin (il faut dire que mon lieu de travail est vaste et que je ne le vois pas tous les jours), et depuis, je suis obsédée par mon envie de l’aider.
Je me dis que l’alcoolisme est aussi la maladie de la solitude.
Et immédiatement, en bonne codépendante, je m’offre comme remède.
Tout d’abord, un sourire, et puis, est-ce que je ne pourrais pas l’inviter à boire un café, régulièrement, c’est à dire tous les jours bien sûr, être là pour lui, lui montrer que je suis une amie…
C’est ainsi que l’on s’engage dans des situations impossibles, créant des habitudes qui n’ont pas été sollicitées et et qui finissent par devenir trop pesantes.
Dans le temps, j’aurais tout fait pour rendre cet homme amoureux de moi.
C’est là que le programme et quelques slogans deviennent utiles : n’étant pas alcoolique, je suis impuissante à l’aider. Point.
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