Accepter mes limites

pensée du jour “Aujourd’hui seulement” des Emotifs Anonymes

M’en remettre à ma Puissance Supérieure est un exercice d’acceptation de mes limites et une façon de faire face à la réalité. Je me dis : “Ceci est trop fort pour moi ; je suis trop faible et ça m’accable”. J’abandonne cette lutte que je ne saurais gagner dans la plupart des cas. Je reconnais que certaines choses sont trop compliquées, trop difficiles et souvent peut-être trop abstraites pour moi moi pour que je m’en occupe en ce moment. Peut-être plus tard, quand je serai capable d’aborder un aspect de ce gros problème, je relèverai de nouveau le défi. Mais pas maintenant. Pas tant qu’il est plus gros que je ne le suis.

MEDITATION DU JOUR

Je demande à Dieu d’apprendre à mieux mener ma vie en m’attaquant aux problèmes que je peux résoudre, et en lui abandonnant le reste. Je Lui demande aussi d’être à l’aise dans l’acceptation de mes limites.

AUJOURD’HUI, JE ME SOUVIENDRAI

Aujourd’hui, je vais m’attaquer à des problèmes à ma mesure.

Le grand écart… mental

Je crois que ce qui nous rend si proches, les enfants d’alcooliques et nous autres codépendants, c’est que nous avons dû à un moment de notre vie, écarteler notre cerveau…

Fidélité au parent alcoolique, malgré la honte ou la peur et fidélité au parent non alcoolique, contrôlant, toujours en colère.

Dans mon cas, c’était la fidélité à mes deux familles malgré ma mère qui disait : tu dois aimer davantage ces grands-parents là car c’est eux qui t’ont élevée.

6ème étape : quand les défauts de caractère tombent comme des mouches…

J’étais très perturbée les jours qui ont précédé ma rencontre avec une amie, un autre être humain à qui j’allais avouer la nature exacte de mes torts (5ème étape).

Elle m’a suggéré, pour certains de mes défauts de caractère, de commencer par les accepter au lieu de toujours lutter contre eux. Nous n’en avons pas tout à fait fini avec cette étape, mais l’essentiel a été dit - pour aujourd’hui - et j’ai commencé à travailler la 6ème étape. C’est à dire à me poser quelques questions tirées du livre “Les voies du rétablissement”.

Suis-je disposée à laisser aller tous mes défauts de caractère ?

Certains défauts de caractère m’ont-ils été utiles dans le passé ?

Suis-je disposée à témoigner de la façon dont je vis cette étape ? 

J’avais une demande spécifique à ma PS*, celle de m’enlever ce préjugé qui me pousse à porter un jugement - négatif -  dès le premier regard sur les gens que je croise. Et quel bonheur de m’apercevoir que je me suis dit plusieurs fois : “Tiens, comme cette personne a l’air intéressante !”

Alors oui, je suis disposée à laisser enlever tous mes défauts de caractère. Et ma PS m’a offert plusieurs journées extraordinaires où à la fois : je ne laisse pas quelqu’un me faire sentir laide et bête, je laisse tomber de vieilles rancoeurs, je suis honnête, je rencontre des gens que j’aime bien, je me détends avec certaines personnes, je suis capable de communiquer de façon honnête et simple, sans mes freins habituels comme la peur du regard des autres et la prise en charge de leur sentiments.

Et ce n’est pas tout, je me surprends à accepter les remarques et les suggestions sur ma façon de mener mon travail. Et j’ai rangé mon bureau.

*PS : puissance supérieure = Dieu tel que je le conçois

Al-Anon est pour les écorchés vifs

Tant d’êtres bourrés de revendications et de mal-être, pourraient bénéficier d’Al-Anon.

Le contact des amis qui pratiquent le programme de rétablissement en douze étapes m’a appris qu’il ne sert à rien de se répandre et d’énumérer ses malheurs et ses griefs (envers l’alcoolique, envers sa belle famille, envers la société, envers ses collègues de travail, etc…).

La réunion a ce caractère frustrant qui fait qu’on ne peut déposer sur la table qu’une partie de son fardeau, celle qui pèse le plus lourd (pour laisser aux autres la possibilité de s’exprimer aussi). Ce faisant, il faut bien passer sur les détails, aller à l’essentiel, se dire : “Est-ce si important ?”.

On peut abandonner des grands pans de ses problèmes, simplement en priant pour celui qui nous a fait du mal (une prière non directive, pas une du genre “qu’il souffre tout ce qu’il m’a fait souffrir” mais plutôt “que les souffrances qui le rendent si méchant soient soulagées”).

On a aussi le choix de se laisser obséder par une situation ou tout simplement de tourner son attention ailleurs.

Le programme, les réunions, la littérature, vont permettre un grand ménage intérieur, menant à une vie claire et lumineuse, non obscurcie par le ressentiment (comme ce ciel).

ciel-calme

Les 3M : manipuler, materner, martyre

Mon enfance dans un foyer perturbé par la névrose m’a appris que dire les choses tout simplement pouvait être dangereux. Ainsi j’ai appris à obtenir ce que je voulais par des voies détournées, en contournant les réactions de l’autre, en jouant sur les touches sensibles qui le font agir, et que je connais si bien, comme par exemple jouer à la martyre…

Oui dire les choses simplement, exprimer mes besoins et mes désirs, peut générer des réactions chez l’autre, mais ce sont les réactions de l’autre, elle ne m’appartiennent pas, j’apprends à les affronter, à les supporter, à y survivre.

Materner, c’est encore et toujours mon hobby. Prévenir les besoins des autres, proposer des aides non sollicitées, donner encore et toujours, ce qui conduit à la lassitude, au ressentiment (”après tout ce que j’ai fait, comment se fait-il que ? “), à l’impression d’être martyre.

Je découvre que je suis la personne qui me martyrise le plus.

Réunion Al-Anon à la télévision

Une émission sur l’entourage des malades alcooliques avec témoignages et film d’une réunion aura lieu sur France 5, le 30 janvier à 14h30, dans le cadre du Journal de la santé.

L’occasion pour ceux qui ne connaissent pas de mieux comprendre le déroulement d’une réunion et la façon dont Al-Anon peut aider dans la vie auprès d’une personne alcoolique

Plus jamais martyre !

La page du 28 janvier de L’espoir pour aujourd’hui était particulièrement bien adaptée à la journée d’hier.

J’allais, pour une journée, retourner à mes vieux démons, me martyriser en travaillant trop, et cela me remplissait de souffrance par avance.

J’ai la possibilité, le désir, la capacité et le temps de faire tout ce que Dieu me confie, un jour à la fois. S’il me manque une de ces quatre choses, alors je dois lâcher prise en toute humilité et accepter mes limites.

Dans toutes mes journées, je dois me poser la question de savoir si ces 4 conditions sont réunies. Je peux examiner tous mes actes à la lueur de ces 4 critères, et ainsi dire non à la souffrance.

Arbres

Travailler les étapes

Une amie britannique m’a donné une feuille-guide très utile.

Sur l’une des pages, trois colonnes :

  1. J’ai du ressentiment pour ou J’ai peur de
  2. La cause (une très large colonne)
  3. Ceci affecte (cases à cocher:
  • estime de moi
  • sécurité
  • ambition
  • relations personnelles
  • relations sexuelles
  • fierté/honte
  • (peur)

De l’autre côté une série de questions en rapport avec une étape, je vous laisse trouver laquelle : “Après avoir enlevé de nos esprits les torts que les autres nous ont faits, nous avons résolument cherché nos propres erreurs… Nous avons admis nos torts honnêtement…”

… dans cette situation donnée…

  • Où étais-je égoïste, centré sur moi-même ?
  • Où étais-je malhonnête ?
  • Où étais-je effrayé ?
  • Où étais-je responsable ?
  • Quelles décisions ai-je prises basées sur mon ego qui m’ont causé plus tard de la souffrance ?
  • Où dans mon passé puis-je me rappeler avoir pris ce genre de décision (aussi tôt que possible)

et finalement : Quelle était ma responsabilité ? 

La première fois que j’ai fait ce genre d’inventaire, ça m’a fait une boule au creux de l’estomac, puis cela m’a conduit à un affrontement bénéfique avec un collègue, qui m’a traumatisée pendant une longue semaine…

Il me semble que pratiquer ce genre d’inventaire m’aide dans tous les domaines de ma vie, et particulièrement au travail.

Congrès Al-Anon 2008

Il aura lieu en Bretagne à l’Abbaye de Saint-Jacut de la mer le dernier week-end (les 28, 29, 30) de mars 2008.

Un congrès, c’est un enchaînement de réunions en parallèle, que ce soit Al-Anon, Adultes Enfants d’Alcooliques, Alateen (pour les enfants et adolescents) et aussi AA (Alcooliques Anonymes).

Dans les congrès, les réunions sont généralement ouvertes à tous, c’est une occasion unique de découvrir comment fonctionnent les réunions, ce qu’elles peuvent apporter, d’avoir une idée de ce que peut-être le programme en douze étapes de rétablissement.

C’est pour les membres des petits groupes l’occasion d’avoir des témoignages plus riches et plus variés, de retrouver d’autres soi-mêmes.

C’est aussi l’occasion de goûter à l’amitié qui règne dans ces fraternités.

Un congrès, c’est “Que du bonheur” !

Le programme et le bulletin d’inscription sont disponibles sur la page du congrès Al-Anon de Bretagne sur le site d’Al-Anon France :

Vocabulaire de rétablissement

Rétablissement : le fait d’aller mieux (un jour à la fois).

source : Melody Beattie Codependent’s guide to the twelve steps (traduction et résumé libres).

Addiction : un comportement pour lequel nous n’avons pas de contrôle, qui nous fait du tort mais que nous persistons à avoir.

Agenda caché : un plan secret ou une liste de besoins cachés dont on ne parle pas mais qui contrôle nos relations avec les autres. Pour le rétablissement, il vaut mieux éviter les gens avec un agenda pas sain (par exemple qui ont le besoin d’utiliser les autres et d’abuser d’eux).

Compulsions : des choses qu’on ne peut s’empêcher de faire. Dû souvent au fait de ne pas éprouver nos sentiments. Les comportements compulsifs nous aident à échapper à nos sentiments.

Contrôler : essayer de forcer les évènements, les comportements, la vie. Souvent c’est la peur qui nous pousse à vouloir contrôler.

Déni : le fait d’ignorer ce qui se passe, même sous nos yeux. Nous faisons cela pour nous protéger jusqu’à ce que nous soyons prêts à affronter la vérité.

Détachement : la première leçon de rétablissement. Apprendre les limites entre nous et une autre personne, lâcher prise vis-à-vis des autres, sur ce que nous ne pouvons pas contrôler, sur ce que nous ne pouvons pas changer.

Etre qui nous sommes : être vrai avec nous-mêmes, s’autoriser à exister, s’aimer, s’accepter, se chérir et se nourrir (spirituellement).

Lâcher prise : se donner la permission de se relaxer, et laisser les évènements arriver.

Limites : jusqu’où aller avec les autres, jusqu’où leur permettre d’aller avec nous.

Maternage : se sentir responsable des autres, de leurs sentiments, de leurs pensées, comportements, problèmes, choix et vies. Le maternage nous fait nous sentir utilisés, victimisés, non appréciés, et impuissants dans nos efforts.

Problématique : un point de débat et de controverse, un sujet qui doit être résolu.

Manipulation : essayer d’obtenir ce que nous voulons d’une manière indirecte et malhonnête, parce que nous avons peur de demander ce que nous voulons et d’essuyer un refus.

Nourrir (spirituellement) : tout ce qu’on fait pour cultiver la croissance et les sentiments sains, pour se sentir bien.

Obsession : utilisation de toute son énergie mentale dans des pensées improductives, souvent à propos d’une personne ou d’une situation.

Posséder son pouvoir (Owning our power ~être soi-même) : prendre la responsabilité de soi-même, de penser, ressentir, résoudre les problèmes et trouver son chemin. Pour cela, dire notre vérité, fixer des limites appropriées, ne pas tolérer les abus ou mauvais traitements, et parfois, être vulnérable.

Ressentiment : les ressentiments sont des sentiments de colère que nous n’avons pas traités, résolus, ou sur lesquels nous n’avons pas lâché prise. Ils se développent sur un fond de colère qui n’a pas été complètement ressenti.

Se rendre : accepter, laisser tomber, et laisser sa vie advenir. C’et un concept spirituel.

Travail non terminé : problèmes non résolus, sentiments, incidents passés qui constituent des problématiques auxquelles nous devons nous attaquer (commencer à les étudier).

Victime : quelqu’un qui souffre par sa faute ou la faute des autres. Nous croyions que nous étions des victimes. Nous savons que nous n’en sommes pas.

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