Les douze promesses d’Al-Anon

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Si nous nous soumettons volontairement à la discipline spirituelle des Douze Etapes, notre vie sera transformée. Nous acquerrons de la maturité, nous deviendrons des personnes responsables, ayant une grande capacité de joie, de plénitude et d’émerveillement. Bien que nous ne pourrons jamais être parfaits, notre progrès spirituel constant nous révélera notre énorme potentiel.

Nous découvrirons que nous sommes à la fois dignes d’amour et capables d’aimer. Nous aimerons les autres sans nous oublier et nous apprendrons à accepter l’amour en retour. Notre vision des choses qui, autrefois, était embrouillée et confuse, s’éclaircira et nous serons capables de percevoir la réalité et de reconnaître la vérité. Le courage et l’amitié remplaceront la peur. Nous serons en mesure de risquer l’échec pour développer de nouveaux talents restés cachés. Notre vie, peu importe à quel point elle est ravagée et s’est dégradée, nous apportera de l’espoir que nous pourrons transmettre aux autres.

Nous commencerons à prendre conscience de nos sentiments et nous en viendrons à connaître la vaste gamme de nos émotions, mais nous n’en serons pas esclaves. Nous ne serons plus liés par nos secrets dans la honte. A mesure que nous acquerrons la capacité de nous pardonner, de pardonner à notre famille et au monde entier, nos choix se multiplieront. Nous nous affirmerons avec dignité, mais sans nous opposer à nos proches. La sérénité et la paix seront significatives pour nous, tant que nous permettrons que notre vie et celle des personnes que nous aimons s’écoulent jour après jour dans l’harmonie, la paix et la grâce de Dieu.

Comme nous ne serons plus terrifiés, nous découvrirons que nous sommes libres de prendre plaisir aux paradoxes, aux mystères et aux merveilles de la vie. Nous rirons davantage. La foi remplacera la peur et la gratitude deviendra une seconde nature à mesure que nous constaterons que notre Puissance Supérieure fait pour nous ce que nous sommes incapables de faire nous-mêmes.

Ce texte est tiré du livre : «De la Survie au Rétablissement », p169, destiné plus spécialement aux enfants adultes d’alcooliques. On peut se le procurer en réunion Al-Anon.

De la relation humaine…

Les vacances incitent à de petites incursions loin du programme (jamais bien loin) et vers… la spiritualité chrétienne ! Ce n’est pas interdit !
Je cite un texte écrit par Pierre-Marie Hoog, un jésuite, dans son livre “Au fil des jours blessés” Hors série 540 de Vie Chrétienne.

Visites
Celui qui ne prend pas peur en te voyant avoir peur
Celui qui ose te laisser pleurer
Celui qui écoute ton récit de malade sans te parler aussitôt de ses bobos à lui
Celui qui te sourit pour te sourire et non pour se rassurer
Celui qui ne te refile pas la bonne adresse du médecin qui a si bien guéri sa belle-soeur, laquelle justement…
Celui qui vient les mains vides, sans avancer ni oranges, ni fleurs, ni chocolats entre toi et ton anxiété
Celui qui fait sienne ta souffrance sans en faire la sienne
Celui qui te parle d’autre chose avec naturel
Celui qui peut se taire
Celui qui sait rester là
Celui qui sent si c’est le moment de s’attarder ou le moment de partir
Celui qui ne se croit pas obligé de te parler de “plus tard quand tu seras guéri…”

La rencontre de la maladie de l’autre n’est qu’un exemple de travail sur l’authenticité des relations humaines.

Le programme et le dédoublement de personnalité

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J’ai trouvé dans la page du 28 juillet de “Aujourd’hui seulement” des Emotifs Anonymes, une information que je n’ai jamais lue nulle part ailleurs.

Quand je “performe”, je me sépare en deux moitiés, le performant et l’observateur critique. Essayer de “performer” donne à ce critique toujours présent en moi l’occasion de lâcher une dose de haine de soi…

Malgré tout le travail sur moi réalisé depuis des années, je retrouve, peut-être quand je suis plus fragile, cet observateur intérieur, cette petite voix détachée de mon moi qui décrit mes actes et me juge. Le plus souvent, elle répond à mon besoin d’être valorisée, mais si le succès n’est pas au rendez-vous, elle me met plus bas que terre en constatant l’échec et la catastrophe.
Au contraire

Quand je participe… être le vrai moi détruit les besoins de cette critique intérieure. Je prends conscience que mes échecs sont plus valables à ma croissance émotive que n’importe quel de mes succès. Mon passé a souvent démontré que mes succès me cachaient temporairement la réalité de mes limites humaines.

En tant qu’être humain, je suis quelqu’un de valable, il me suffit de participer.

Intensif 4ème-5ème étape

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Nous avons procédé à un inventaire moral sérieux et courageux de nous-mêmes

Il est dit dans l’introduction du livre “Plan pour notre progrès” Al-Anon qu’on peut se faire aider dans le travail de 4ème étape. L’exercice me semble un peu périlleux puisque ce n’est pas au cours de la 4ème mais au cours de la 5ème que l’on avoue à soi-même, à Dieu* et à un autre être humain la nature exacte de ses torts.
Quel peut-être le rôle d’un coach dans cet étape ? Je me suis tout d’abord dit que je pouvais aider la personne qui s’engage dans cette étape à voir aussi ses qualités.
Dans certains pays, les AA pratiquent des stages intensifs “4 et 5″. Cela consiste tout d’abord en ateliers autour des trois grands thèmes tels qu’ils sont présentés dans Le Big Book : Ressentiment, peur, sexualité. S’y ajoutent sans doute les thèmes du “Plan pour notre progrès” : attitudes, responsabilités, estime de soi, amour, maturité, traits de caractère. Ensuite pendant toute une journée, le participant répond à une série de plus de 200 questions, et enfin le dernier jour, il expose ses découvertes sur lui-même.
J’aimerais bien avoir plus de renseignements sur le déroulement de ces stages.
En attendant, je dois me préparer à lâcher-prise sur ma volonté débridée d’aider à tout prix cette personne à franchir cette étape qui va changer sa vie. Je dois lui laisser le temps de se préparer, je dois l’encourager sans la houspiller, ne pas me désespérer si le temps passe sans que cela avance. il parait que cela m’apportera beaucoup à moi aussi.
Un lien en anglais : http://home.capecod.net/~rogerg/recovery/WkgAA.html
*tel que nous le concevons

A la recherche de la culpabilité perdue…

J’ai beau chercher, et je ne trouve pas trace en moi de sentiment de culpabilité…
Il faut croire qu’elle a été balayée, comme promis, par la pratique des 8ème et 9ème étape (dresser une liste des personnes lésées et réparer nos torts envers ces personnes quand c’est possible).
Heureusement que j’avais préalablement écrit sur le sujet pour en retrouver la trace.
J’avais dit que ce mal être, ce malaise, était lié à mes tentatives pour gérer des situations inextricables. Or, avec mes réunions et la pratique du programme en 12 étapes, je suis de moins en moins interventionniste et je lâche de plus en plus souvent prise vis-à-vis de tout ce que je ne peux gérer moi-même, de tout ce pour quoi je n’ai pas la réponse, et de tout ce qui ne me regarde pas.
En plus hier, j’ai entrepris ma seconde amende honorable (9ème étape) à quelqu’un à qui j’avais fait du mal dans le passé. Et j’ai reçu une très belle réponse d’une personne que je rejetais parce que, au fond de moi, elle représente un idéal de bonté et de spiritualité.
S’il restait un peu de culpabilité enfouie, il ne fait pas de doute que ces nouvelles expériences vont contribuer à l’éliminer, comme par miracle, et des miracles, il y en a souvent.

Et vous, de quelle spiritualité êtes-vous ?

Anniversaire d'un membre de fraternités des douze étapes
Je crois qu’on a tous en soi des attentes spirituelles. Il arrive un moment dans la vie où l’on est prêt pour cette quête.
Après avoir violemment, à l’adolescence, rejeté la religion dans laquelle j’avais été élevée, j’en retrouve seulement le meilleur, la quintessence, dans la spiritualité des Douze Etapes.
En accord avec la 11ème étape, j’ai commencé à améliorer mon contact conscient avec ma Puissance Supérieure, telle que je la conçois. . Elle n’a rien d’un Dieu jaloux et vengeur*, mais est au contraire, infiniment bonne. Je retrouve cette bonté et cet amour chez les beaux bonhommes et les belles bonnes femmes (comme disent les québecquois) rencontrés dans les fraternités des Douze Etapes. Parler vrai avec eux de ce qui me tient à coeur, c’est à dire, de mes sentiments, de mes ressentis, de mes aspirations, de mes angoisses, de ce qui me met mal à l’aise, ou de ce qui me rend heureuse, me procure une immense paix intérieure. Je m’autorise aussi, sans honte ni crainte à m’occuper du bonheur des gens autour de moi, en commençant par moi-même. Je suis devenue accro aux livres de pensées quotidiennes (dont j’ai appris qu’ils sont des livres de méditation), et j’ai appris à remercier, pour les bonnes choses comme pour les épreuves traversées qui me font grandir.
Life is good ! Gracias, muchas gracias !

*L’homme a fait Dieu à son image !

Ce qui nous enchante…

Lever soleil
Pour moi, la prière, l’essayer, c’est l’adopter.
Prier pour les personnes qui me font du mal, demander de l’aide à ma Puissance Supérieure quand je suis désespérée, a toujours des effets miraculeux.
Depuis quelques temps, j’ai pris l’habitude de passer quelques instants à genoux sur un confortable petit coussin avant d’affronter mon ordinateur.
Souvent je suis peu inspirée alors je commence par remercier, faire une liste de gratitude. Alors, par flashs, des intuitions me viennent sur ce qu’il me ferait vraiment plaisir de faire dans la journée à venir, sur ce qu’il m’enchante de faire, comme j’ai lu dans un magazine.
Peu à peu, à force de pratiquer le programme des douze étapes, je suis en train de passer d’une vie faite d’abnégation, de devoirs, de labeur, à une vie où je m’éclate la plupart du temps.
Ainsi, après ma liste de gratitude du matin, je vais désormais poursuivre par la liste de ce qui m’enchante, pour aborder la journée dans la joie !

L’intuition

Plus j’avance dans le programme, et plus je suis à l’écoute de mes intuitions.

Exemple, il m’est soudain apparu que je n’avais pas envie de faire un certain exposé au travail qui me mettait mal à l’aise. Et je me suis sentie très heureuse lorsque j’ai décidé de ne pas le faire.

Restait à expliquer pourquoi à la personne qui me l’avait demandé et j’ai pris plusieurs avis sur la façon de lui dire les choses en esquivant le problème.

Ce week-end, j’ai eu l’intuition que la bonne façon de lui dire les choses était de lui dire la vérité. Et ma peur de sa réaction s’est évanouie, et une fois de plus j’ai ressenti un grand bonheur.

Ce soir, mon intuition me portait à travailler mon programme, en reprenant mon livre fétiche “Douze étapes pour les codépendants” de Melody Beattie. Et je l’ai curieusement ouvert à la dixième étape, bien qu’on soit le 1er décembre (j’aurais logiquement dû me jeter sur la douzième !).

Et voici ce que je lis et qui s’applique si bien à ma vie aujourd’hui.

Continuer à s’aimer soi-même
… ne pas être honnête émotionnellement à propos de nos besoins et désirs – avec nous mêmes et avec les autres – est un tort…
… permettre à d’autres de nous contrôler, nous et nos vies, est un tort…
… Sommes nous devenus effrayés et honteux de nouveau ?…
… Est-ce que nous nous permettons de ressentir ? De ressentir notre colère ?
Est-ce que nous faisons des choses pour nous-mêmes qui nous font nous sentir bien ?
Est-ce que nous sommes honnêtes avec les autres et est-ce que nous établissons les limites dont nous avons besoin ? Est-ce que nous nous faisons confiance ainsi qu’à notre Puissance Supérieure ? Est-ce que nous sommes au clair à propos de ce que nous voulons et de ce dont nous avons besoin ?…

Je crois que l’intuition fait partie des promesses de notre programme !

Et pourtant ça marche…

automne

C’est possible d’avoir une vie heureuse et sereine, de développer sa créativité artistique, et dans mon cas, de récupérer du temps pour tout cela. Il n’y a pas de miracle (enfin si mais ce n’est pas l’objet de ce post). On n’a rien sans travail, sans persévérance.

Si vous voulez ce que j’ai (j’aime cette phrase dans le préambule des Alcooliques Anonymes), sachez que cela m’a pris de longues années. J’ai participé de façon assidue aux réunions Al-Anon, sans me poser la question de savoir si j’allais aller en réunion ou non. L’habitude est une force. Je lis chaque matin trois pages quotidiennes : le Un jour à la fois des Emotifs Anonymes, Al-Anon le courage de changer et De l’Espoir pour aujourd’hui. Je sais que je dois d’autant plus les lire si je suis débordée et si je n’ai pas le temps, pour que ma journée se présente sous de bons auspices. Ensuite, je pratique une ébauche de prière où j’ai à peine le temps de remercier ma Puissance Supérieure avant que mon esprit ne s’envole vers les tâches de la journée. Parfois, il m’arrive de demander que les difficultés me soient enlevées.

Je suis à l’écoute de mes intuitions qui me dictent ce qui est bon pour moi. Parfois, elles me poussent à travailler mon programme, c’est à dire lire des textes sur les 12 étapes, et prendre du temps pour répondre par écrit aux questions qui sont proposées. Chaque fois, j’y gagne en force et en sérénité.

Une neuvième étape où je reçois une amende honorable !

Il faut encourager tous les amis à se lancer dans ces étapes si difficiles – huitième, neuvième – car elles nous aident à nous guérir de la culpabilité.

Selon la suggestion de Melody Beattie, j’ai fait mes trois listes : celle des personnes que j’ai lésées, celle des personnes qui m’ont lésée et la liste des torts que je me suis causés à moi-même.
Pour chaque nom sur ma première liste, je me suis demandé quelle était ma part de responsabilité. Une cause récurrente, c’est le mépris, la condescendance. C’est presque inné chez moi, ce réflexe de porter des jugements a priori sur les gens, dès le premier regard. Ma marraine m’a suggéré d’accepter ce défaut de caractère au lieu de toujours lutter sans succès contre lui, et depuis il s’estompe. J’ai identifié un cercle vicieux qui a été la cause de presque tous mes problèmes.

  1. Mépris (contre lequel je lutte), d’où
  2. Surcompensation (en faire trop, me forcer à aimer, codépendance) et ce jusqu’à
  3. Epuisement, mais comme je ne sais pas dire commencent
  4. Problèmes, clash, conflits dont je me console par le
  5. Mépris !

Le second point récurrent de ma problématique qui joue une grande part dans ce cercle vicieux est le fait de ne pas pouvoir dire, de ne pas avoir le droit de dire, de ne pas savoir dire les choses.

Suite à ce travail de 9ème étape, l’occasion m’a été offerte d’avoir une discussion honnête (dire enfin, oser dire) avec une personne de mon entourage, et c’est alors que cette personne m’a demandé pardon.

Ce programme est plein de merveilleuses surprises. Comme disent les anglo-saxons, travaille le, ça vaut la peine et tu en vaux la peine : Work it, it’s worth it and and you’re worth it !

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